STRUCTURES
TRADITIONNELLES KARVEKS : Les clans et l'aristocratie
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La société Karvek
est extrêmement conservatrice. Le pilier de sa cohésion est
le très fort esprit religieux (superstition et culte des ancêtres)
qui anime chacun de ses membres. La foi est intimement liée à
la terre et au pays: respect du culte signifie nationalisme absolu. Il
n'est donc pas surprenant de constater une prépondérance
de deux pouvoirs complémentaires: celui de l'aristocratie guerrière
et celui de la religion. Traditionnellement,
les Karveks, à l'instar de
leurs ancêtres, sont organisés en clans. Chaque clan est
dominé par une grande famille de renom, qui rassemble autour
d'elle alliés par mariage et serviteurs de confiance. L'usage
veut que le chef de cette famille, l'homme d'âge mûr le plus
charismatique ou le meilleur guerrier, soit aussi le chef du clan.
L'ensemble des hommes du clan vient grossir la troupe des gardes d'élites,
guerriers de père en fils qui protègent le chef de clan et
s'estiment grandement supérieurs aux travailleurs.
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Ceux-ci de leur côté se montrent impitoyables
envers les criminels ou prisonniers de guerre, réduits à
l'esclavage. Cette pratique vient du Harad,
et s'est peu à peu répandue dans le Haut-Pays, alors
que les Daen Coentis en sont de fervents détracteurs. Tous
les quatre ans, la direction du groupe est remise en question et des
jeux organisés pour sélectionner les prétendants
à la fonction suprême. Ce sont les acclamations de la
foule spectatrice qui permettent de choisir les postulants: la
notoriété et la richesse d'une famille assure donc
souvent le succès à son champion... Mais il arrive que
plusieurs hommes de chances égales parviennent à l'étape
finale. Si aucun ne se désiste par respect pour la notoriété
de l'autre, il y a combat à mort! En effet épargner un
adversaire en combat singulier est une telle insulte à son
nom et à sa famille, que l'issue de ces combats ne peut être
que fatale. En pratique, le commandement d'un clan passe souvent à
l'héritier le plus doué pour les armes, du chef
laissant son trône vaquant. |
Il est rare qu'un clan possède plus d'une dizaine de
villages, mais dans chacun d'eux règne un conseil comprenant le
Chef et son fils, l'Animiste de l'Antique Foi et sa fille, ainsi que les
anciens du village et parfois un membre de la secte de la
Lumière Noire. Tous les neuf ans
doit théoriquement se dérouler le Ran-Dürbek, choix
du " Haut Roi " parmi les chefs de clan. Ceux-ci ayant des
affinités les uns envers les autres, ils se groupent par allégeance
et rancunes personnelles pour choisir des champions parmi les chefs des
clans les plus puissants. Bien entendu le renom d'un chef dépend
beaucoup de ses ancêtres et de l'esprit nationaliste dont ceux-ci
ont fait preuve. Une tendance très affirmée des chefs du
Haut Karvendor est donc de prôner le fanatisme pour bien mériter
de leurs ancêtres. Les chefs du Bas Pays, plus modérés
pour la plupart, omettent souvent volontairement de participer à
ces cérémonies, pour bien marquer leur non-reconnaissance
du Dürbek ainsi choisi, et pour minimiser son pouvoir réel:
il n'est pas rare aujourd'hui que de telles réunions soient
ajournées pour insuffisance du nombre de participants.
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De plus la fierté et l'intransigeance de
certains des Chefs du Haut Pays leur fait parfois bouder le Ran-Dürbek.
Cependant par le passé, quelques chefs particulièrement
charismatiques, doués tant d'un esprit politique que de compétence
au combat, se sont montrés des adversaires redoutables pour
les politiciens d'Emyn Poros ou les Capitaines d'Osgiliath. La prophétie
la plus célèbre du Haut Pays prétend qu'un
grand roi naîtra pour le Karvendor, lorsque s'uniront les deux
lignées princières de Morthec
Yavïn et Fëargan de Morthec
Darin. Mais les divergences sont telles entre les deux
familles, que cet événement resta toujours
difficilement prévisible. En effet les chefs Fëargan, héros
des premières années de la résistance, sont
perpétuellement tournés vers la guerre et le mythe de
la Lumière Noire, tandis que les
érudits de Morthec Yavïn
et les Animistes de l'Antique Foi privilégient
l'étude pour un retour à la brillante civilisation de
jadis. Prêtresses défendant une jeune femme. Les
quelques lignes qui suivent décrivent les grands clans vers
les années 500 environs. |
Pour les zones d'influence géographique, se référer
à la carte principale du
Karvendor.Clan Farok Le
plus retiré de tous, ce clan vit dans les hautes montagnes au
Nord-Est du Pays. Ces guerriers sont les maîtres des cols menant à
la mer de Nurnen. Très farouches, ils ne s'entendent guère
avec les autres clans. On les surnomme parfois les Félins, car
leurs légendes parlent de l'animal sacré de façon
plus fréquente que toutes les autres sources. Dans cette tribu
seulement, on pourra trouver un ou deux guides ayant vraiment vu le
Grand Félin et en ayant réchappé...
Clan
Fëargan La plus glorieuse de toutes les familles, elle
reste le noyau dur de la résistance du Haut Pays. Un grand nombre
de chefs valeureux en sont issus, qui ont forgé la légende
des guerriers Karveks. Plusieurs clans lui ont fait allégeance:
Tursang, Illyac et Daorgan. Ces derniers, très liés à
leurs suzerains, héritent des prérogatives du dernier des
princes Fëargan en T.A.543, lorsqu'il fut tué par Atanatar.
Fëar Daorgan le Félon fut le dernier de cette seconde lignée
des Princes du Haut Pays.
Clan
Tursang Le clan Tursang est le plus proche des
Catacombes de la
Grande Araignée DürCenn:
de très nombreux prêtres en sont issus, et quelques-uns de
leurs guerriers se laissent tenter par les richesses et la puissance
qu'offre le temple noir. Le conseil des Tursang est le seul auquel siège
en permanence un adepte de la Lumière
Noire.
 Clan
Loth Noble Tribu du Haut Pays, cette famille a compté
de nombreux chefs avant l'avènement de la famille Fëargan.
Ces rois étaient justes et pacifistes, mais leur loi était
dure: leur civilisation était vraiment celle des Karveks.
Classiquement opposés aux Fëargan lors des Ran Dürbek,
les guerriers Loth conservent un esprit d'indépendance assez
marqué, mais leur honnêteté est sans faille: une
fois l'allégeance prêtée à un chef, elle
n'est jamais retirée. Le petit clan Lëator est le vassal des
Loth.
Clan Fasch
Famille très belliqueuse du Haut Pays. Classique alliée
des Fëargan, ces brutes ne s'intéressent qu'aux exploits
guerriers, à la limite sportifs. Dans cette tribu une femme n'a
pas le droit à la parole.
Clan
Taskar Tribu assez populeuse du Bas Pays: essentiellement
cultivateurs, les Taskar maintiennent une haute tradition sportive: ils
sont les meilleurs coureurs et les plus habiles tireurs. Malgré
une neutralité assez systématique, leur nombre en fait une
tribu avec laquelle il faut compter.
Clan
Yavïn Cette famille est sans conteste la première
du Bas Pays pour sa tradition culturelle très forte: les
animistes et les bardes sont très souvent issus de ce clan.
Fortement attachés aux traditions, ils privilégient la vie
culturelle et méprisent l'esprit belliqueux. Ils sont par contre
tout-à-fait capables de mener des combats, puisque la vie
spirituelle prônée par le Grand Temple de
Morthec Yavïn préconise
l'harmonie du corps et la maîtrise de tous les arts, y compris
celui du combat. De plus, comme l'aime à le répéter
la Doyenne des Animistes
de l'Antique Foi, une indépendance politique est la
condition sine qua non d'une indépendance d'esprit. Bien que
moyen par la taille, le clan Yavïn peut compter sur le soutien
inconditionnel des familles Marof, Allec, Grüan et Patrün.
Clan Marof Cette famille
de taille moyenne fait l'objet d'une description
détaillée.
Clan
Hardaloc La plus méridionale des grandes familles, les
Hardaloc furent jadis des alliés sûrs des Fëargan: très
belliqueux, ils effectuaient des raids très loin de leurs
demeures, et sont les plus enclins aux longues campagnes. Vers les années
300 à 400, les Hardaloc changèrent peu à peu leurs
habitudes en répandant le commerce. Très préoccupé
à maintenir l'ordre entre ses propres tribus vassales, Kaënlys,
Claron et Rhosfalïn, qui se volent mutuellement, le Clan Hardaloc
guerroie parfois contre les tribus de la vallée de la Harnen.
Clans
Forkavïn et Tath. Ces deux petites familles sont des
marchands très liés avec les Karveks assimilés du
Forkarvendor: pacifiques et travailleurs, ils s'occupent de leurs terres
et tendent à revenir vers l'Ancienne Foi. Souvent méprisés
par les clans du Haut Pays, ils créent parfois la surprise lors
des joutes, en présentant un champion, solide bûcheron de
leurs forêts, qui tienne tête aux guerriers sauvages du Haut
Pays ou aux Défenseurs de
Morthec Yavïn. Le clan
Forkarvïn est assez respecté par les superstitieux
Karveks car ils vivent dans la Forêt,
et supportent, sans doute grâce à une puissante magie, les
vilainies des esprits sylvestres grognons.
Clan
Rüsstakh Clan des Basses Montagnes, cette famille
est constamment l'objet de pressions politiques: situés dans
une zone frontière entre Haut et Bas Pays, ils soutiennent
alternativement les princes de la guerre ou les Daen Coentis.
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STRUCTURES
TRADITIONNELLES KARVEKS : Les Animistes de l'Antique Foi
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La tradition veut, depuis plusieurs siècles, que les
officiants du culte animiste des Karveks soient exclusivement des
femmes. Ce n'était pas le cas au Second Age, mais l'influence de
la civilisation du Harad eut pour conséquence de diminuer le rôle
des femmes, qui conservèrent farouchement cet organe de pouvoir
pour elles seules. En effet, devenir une adepte de l'Antique Foi est le
seul moyen pour une jeune Karvek ambitieuse, d'occuper un jour un statut
important dans la vie politique. Ces animistes ont perdu beaucoup de
leur ancien savoir magique, mais conservent une excellente connaissance
des plantes et de la guérison. Elles sont de plus en communion
avec les esprits de ce monde, et le peu de magie élémentaire
qu'elles conservent leur suffit à simuler de grands pouvoirs sur
les esprits sylvestres ou montagnards.
Ces Animistes sont
toujours partisanes de la paix, par formation. Le crédit que
leur accorde le petit peuple pour leurs pouvoirs et leur tradition
de sagesse, leur permet de contrebalancer le joug des chefs de clan
qui lanceraient bien vite le pays dans des guerres meurtrières,
voire fratricides. Très écoutées et toujours
modérées, elles peinent en silence pour le mieux-être
de leur peuple et le retour aux vraies valeurs Karveks animistes,
qu'elles savent distinctes des mythes plus récents. Les
Animistes sont les initiatrices du mouvement des " Daen Coentis
", essentiellement culturel, qui vise à retrouver les
arts et les voies des ancêtres. Mais elles doivent faire
preuve de diplomatie, car l'influence des prêtres de la
Lumière Noire est forte sur la population qui les
craint. Les adeptes de l'Antique Foi disposent de temples dans
chaque ville et village: chaque Animiste joue à la fois le rôle
de guérisseuse et de prêtresse, protégeant le
clan des esprits grognons et présidant aux mariages. Lors des
fêtes de printemps, les pèlerins affluent vers les
grands centres pour y participer aux tournois et célébrations
traditionnelles. |
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Le Grand Temple d'Altitude de Morthec
Yavïn reste le Lieu Sacré par excellence, car le plus
ancien et le plus sujet aux supputations superstitieuses: les merveilles
y sont monnaie courante, disent les Karveks !
Aucun Dunadan ne peut le vérifier,
puisque bien que le massif montagneux où se trouve la ville soit étroitement
surveillé par les troupes Gondoriennes, le Lieu Sacré est
interdit aux étrangers: de trop nombreux accrochages menaçaient
la paix lors des fêtes religieuses.
STRUCTURES
TRADITIONNELLES KARVEKS : L'Ordre de la Lumière
Noire
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Cette secte est essentiellement constitué de jeunes
Harado-Karveks, transfigurés par les révélations
des trois Grand-Prêtres fondateurs
de l'Ordre. Ces illuminés étudient les arts du combat et
de la magie noire, vivant comme des ascètes. Ils forment un ordre
religieux dont le but est de soulever le Karvendor afin d'en chasser les
Dunedain et d'y instaurer le règne
de la vie éternelle, le retour parmi les glorieux ancêtres
grâce au mystère de la lumière noire.
Les Grands Prêtres seuls connaissent
le secret de cette substance hautement magique. La révolte
victorieuse contre les Dunedain
permet, selon cette secte, dégaler les exploits de ses ancêtres,
et ainsi de toucher à la perfection morale Karvek. Les prêtres
de la Lumière Noire forment un ordre puissant qui tente de
participer aux conseils de villages et de s'introduire dans toutes les
familles. Chacun de ses membres est en perpétuelle Guerre Sacrée,
et prêche la préparation à l'action armée. L'Ordre forme un clan à part, très solidaire mais dépourvu
de terres: tout ce que le Karvendor compte de refoulés et de
criminels s'y réfugie. La plupart des Karveks a peur de ces
fanatiques car ils apprennent la magie, et beaucoup hésitent à
quitter la séculaire structure du clan traditionnel pour y
entrer. Mais sa rigueur et sa foi en l'avenir sont très respectées,
et les plus virulents parmi les clans nationalistes les considèrent
comme le fer de lance d'une future armée Karvendorienne. |
C'est
pourquoi de nombreux chefs de tribus restent en excellents termes avec
les Grand-Prêtres. Tout en craignant leur influence et les tenant à
distance des Ran-Dürbek, ils les flattent, leur fournissent des
esclaves et les cachent lorsque s'approchent des émissaires
Gondoriens. Cet Ordre ne dispose que d'un seul lieu de culte fixe: il
s'agit des catacombes de l'Araignée Géante. La plupart du
temps, les prêtres de la Lumière Noire voyagent en petits
groupes, afin de convertir les jeunes à leur cause et ouvrir les
esprits au mythe de la Lumière Noire, substance de vie qui donne
accès au paradis des guerriers. Ils tentent de gagner des
baladins Karveks à leur cause, avec ferveur mais trop de
maladresse et d'esprit partisan pour que ceux-ci s'enthousiasment pour
les thèses de la Lumière Noire.
STRUCTURES
TRADITIONNELLES KARVEKS : Congrégation des
Baladins Karveks
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Ce groupe d'artistes représente environs 200 musiciens
qui sillonnent le pays en égayant fêtes, célébrations
et réunions. Peu politisés, ils ont beaucoup voyagé,
y compris à l'étranger, et conservent donc une
certaine indépendance d'esprit vis-à-vis des
Nationalistes comme des Daen Coentis. Ils sont un vecteur important
de la persistance des traditions culturelles, tant par le message
que portent les chants et ballades qu'ils interprètent et
plus rarement composent, que par l'art qu'ils ont conservé
puis amélioré, de confectionner leurs instruments ou
des outils. En effet ces baladins sont également maîtres
en artisanat et travail du bois, du métal et du cuir: leurs
oeuvres sont très recherchées, même en Gondor et
en Umbar. Les plus érudits d'entre eux connaissent encore les
secrets légendaires de "l'acier qui chante", une
technique magique utilisant le son pour enchanter et mouvoir des
armes. Les baladins Karveks sont des combattants redoutables car
disposant de grands pouvoirs magiques. Outre cet avantage
respectable, ils sont rarement pris à parti du fait de leur
statut et de l'aura de leur profession. Leur lieu de rencontre
privilégié reste le centre de Morthec
Yavïn, ville franche du Karvendor: ne disposant d'aucun
collège, ils perpétuent ainsi leur art en enseignant
celui-ci à un suivant. On les rencontre sur les routes, le maître
et l'élève, en compagnie de marchands auxquels ils
payent le voyage en les distrayant... |
STRUCTURES
TRADITIONNELLES KARVEKS : L'Ordre des Défenseurs
de Yavïn
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Héro des légendes Karvek, Harh Yavïn parla
autrefois au Grand Félin dont il s'était fait un ami. Célèbre
pour sa foi en la vie et sa grande sagesse, ce personnage est l'intime
des nymphes aux yeux d'azur, le complice des Pükels farceurs et le
fléau des esprits grognons de la forêt, que craignent tant
les jeunes Karveks. Il fut en fait un barde -ou plus exactement, comme
il l'aurait dit lui-même, un guerrier-philosophe!- renommé
en son temps, qui chantait la beauté des montagnes et la joie de
vivre et prônait hygiène et équilibre de vie.
Accompagné d'une bande de joyeux drilles, il semait justice,
soins et bonne humeur partout où il passait. Très lié
aux héritiers d'Hirluin le Beau, il cachait cette amitié
aux yeux des Karveks qui l'ignorent toujours, mais ne cessa d'oeuvrer
pour la paix et l'entente des peuples.
Après
la mort de Harh, vers les années 30 du Troisième Age, la
compagnie des amis de Harh devint la congrégation de Défenseurs
de Yavïn: un Ordre militant pour une grande rigueur d'âme et
un effort moral sans défaillance. Ils prirent part à la
guerre contre Emyn Poros, mais respectèrent
toujours les règles d'humanité et d'honneur. Cette
attitude noble d'une partie des chefs Karveks amena Gondor à une
grande clémence à l'heure de la défaite du
Karvendor en TA 217 et 226. Malgré ces tendances belliqueuses,
l'Ordre conserva toujours une tradition de recul et d'anti-fanatisme,
notamment face à l'Heren Calamorion.
Lorsque le mouvement Daen Coentis vit le jour, les Défenseurs
de Yavïn qui évoluaient eux-mêmes dans ce sens, en
vinrent naturellement à le soutenir. La Congrégation
des Bardes, les Animistes de l'Antique Foi
et l'Ordre des Défenseurs de Yavïn se rapprochèrent
alors et se concertèrent plus souvent, en une assemblée
appelée la Maison de Sagesse.
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Ces combattants s'imposent un rythme de vie extrêmement
rigide, exerçant continuellement leur corps et leur esprit au
combat, à la concentration et à la maîtrise de
soi. A la tête des vingt défenseurs de l'Ordre, le
Doyen, le Maître d'Armes et le Maître des Sens
maintiennent une tradition de droiture et d'abnégation à
la cause de la Maison de Sagesse. Le Maître des Sens est le
plus savant des Défenseurs en matière de
concentration, de magie et de dépassement de soi. Ce groupe
de combattants émérites est constitué d'hommes
qui acceptent d'abandonner leur clan pour entrer dans l'Ordre, qui
possède ses propres couleurs: cela montre le grand honneur
que constitue l'accession au rang de novice pour un jeune Karvek. Le
véritable but de leur mode de vie d'ascètes est désormais
leur entraînement en lui-même, et non leurs qualités
d'hommes d'armes. En termes de JRTM, il faut considérer les Défenseurs
de Yavïn comme des Rangers pouvant acquérir les listes
de sorts de base de Théurgie, des listes de Rangers et les
deux liste de l'Essence: La Main Essentielle et Perception
Essentielle. En termes de Rolemaster, il faut considérer les
Défenseurs de Yavïn comme des Paladins disposant des
listes de sort de base de Théurgie, des listes de Paladins et
des deux liste de l'Essence: La Main Essentielle et Perception
Essentielle. Le MJ pourra traduire l'intensif entrainement mental
des Défenseurs de Yavïn en leur accordant de grandes
facilités pour développer des compétences
secondaires telles que les arts martiaux ou la résistance aux
sorts d'influence mentale du type Sommeil, Folie, etc... |
LE
PROTECTORAT GONDORIEN : |
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Après une longue période de guerre larvée,
Gondor a vaincu les Karveks en deux temps: l'annexion du Forkarvendor en
117, puis l'occupation de 226 ont brisé les prétentions
Karveks sur le bassin du Poros. Entre 226 et 603, la situation politique
est la suivante: le Karvendor est découpé en trois parties
bien distinctes. Ce partage est le résultat d'âpres négociations:
il permet aux plus radicaux des Karveks de conserver leur honneur, et à
Gondor de s'assurer une zone de sécurité.
- Le Forkarvendor, rattaché
aux terres d'Emyn Poros, est peuplé de paysans paisibles
fortement métissés de Dunedain. Ils en viennent à
mépriser les farouches montagnards pour leur rusticité
et leur intransigeance.
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- Le Haut Karvendor (ou
Haut Pays), qui comprend toutes les terres au Sud-Est du pays. Là
vivent les plus fiers nationalistes. Le Grand Roi des tribus a
nominalement prêté allégeance à
Gondor, mais cette allégeance devrait être renouvelée
à chaque changement de Grand Roi, ce qui autorise
certains chefs à des actions agressives. Les lois en
vigueur sont théoriquement celles de Gondor, mais le
contrôle du Haut Pays demanderait trop d'hommes et
susciterait trop de réactions de la part de l'ensemble du
Karvendor, pour que cette opération soit jugée
profitable par les autorités Gondoriennes.
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- Le Bas Karvendor (ou Bas
Pays), bande de terre entre le Haut Pays et le Forkarvendor, abrite
maintenant des marchands et des artisans qui profitent de la paix.
Quelques garnisons Gondoriennes y sont stationnées pour prévenir
toute évolution belliqueuse du pays. Toute la politique
royale, mise en oeuvre par les seigneurs d'Emyn Poros, consiste à
promouvoir le commerce afin de développer le sentiment
d'appartenance de la nation Karvek à un ensemble plus grand
que leur pays. En effet l'activité commerciale étant
le point fort des Karveks, il s'agit de la seule activité
relationnelle avec l'extérieur que certains des Karveks
effectuent de bonne grâce. De plus elle assure un développement
harmonieux qui ne paupérise aucun des peuples prenant part à
la Grande Paix Gondorienne. Les autorités espèrent
ainsi faire sentir l'intérêt de la paix, d'une tolérance
et d'un respect mutuels. Mais les intégristes font tout ce
qui est en leur pouvoir pour dénoncer le manque de religiosité
de leur frères. Leur rôle est d'autant plus facile que
la susceptibilité naturelle des Karveks supporte mal les
maladresses commises par les étrangers au contact du pays.
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Les troupes Gondoriennes occupent toutes les
villes du Forkarvendor. Deux garnisons de 300 hommes chacune sont
postées dans les villes de An Baklor et de An Darek, sous les
ordres d'un gouverneur militaire. La ville de Bûr Tath, où
habite une forte minorité Harado-karvek, est également
occupée par 300 hommes. La ville de Morthec Yavïn, fief
des Daen Coentis, est franche: en effet trop de heurts ayant perturbé
le déroulement des festivités, les autorités
Gondoriennes, devant la responsabilité et la bonne fois des
Karveks du lieu, ont octroyé ce privilège dans un but
essentiellement politique : ne pas faire du Haut Karvendor, très
nationaliste, le seul lieu de culture libre. De plus les autorités
d'Osgiliath et de Tir Poros entretiennent un efficace réseau
de renseignement dans les villes Harado-Karvek de Bûr Harontar
et d'An Baklor. Un problème majeur subsiste pourtant : le
Karvendor est un grand producteur de drogues en tous genres, qui
n'ont pas droit de cité en Gondor. Une activité de
contrebande s'est donc organisée, faisant transiter ces
drogues et d'autres marchandises par le fleuve Poros. Le Seigneur
d'Emyn Poros maintient donc une troupe de Chasseurs des montagnes
qui traquent les contrebandiers. En amont d'Emyn Poros, le fleuve
n'est pas praticable et difficilement traversable du fait des hautes
falaises qui bordent sont lit. Les deux ponts sont donc très
surveillés: l'un se trouve très loin dans les
montagnes, à une trentaine de milles du pic Drüaren. Le
second, situé à quarante milles à l'est de la
ville, est surveillé par une tour, Minas Düath, commandée
par le Capitaine des Chasseurs. En aval de Tir Poros, des tours de
guet placées en hauteur et espacées de quelques kilomètres
permettent une surveillance qui ne s'avère malheureusement
pas toujours hermétique. |
UMBAR
ET LE HARAD :
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Le proche-Harad est une mosaïque de petits états
dirigés par les princes du désert et les congrégations
de marchands. Les bédouins, pasteurs pour la plupart, et les
agriculteurs des vallées de la Harnen, changent souvent de
seigneurs et d'alliés. Il a donc été très
facile aux oligarques d'Umbar de s'assurer le contrôle de ces
tribus guerrières, qui participent à la puissance de la
cité millénaire. Par leurs forces en hommes et en navires,
les Haradrims fournissent à la rade plus de la moitié de
sa puissance militaire. Par le commerce avec l'extrême-Est et le
Sud lointain, les tribus du Harad contribuent à la puissance économique
des Nüménoriens Noirs. La stratégie politique des
oligarques d'Umbar présente deux aspects: pour étouffer le
royaume de Gondor, une pression maritime est maintenue sur les côtes
de Belfalas et du Lebennin. Pour s'assurer une logistique aisée
et imposer un blocus le plus parfait possible à Gondor, Umbar
cherche constamment l'alliance avec les cités maritimes de
Harondor. Mais les efforts maritimes des oligarques sont périodiquement
réduits à néant par la puissance et l'organisation
des troupes terrestres de Gondor, qui assaillent ces mêmes cités
et les rappellent à la neutralité. Umbar tente donc d'étendre
sa zone d'influence au Karvendor, afin de mobiliser les troupes
Gondoriennes sur leurs arrières, et menacer les opulentes cités
de Harithilien. A ces fins, les oligarques usent de tous les pouvoirs
-religieux, politique, économique- pour aider le Karvendor dans
sa résistance et son esprit d'indépendance. La difficulté
réside dans les Karveks eux-mêmes, qui n'acceptent guère
d'être manipulés. Le moyen détourné choisi
est donc de favoriser le commerce avec les Karveks. Cela présente
un effet néfaste, celui de fournir le Sud-Gondor en denrées,
diminuant ainsi la portée du blocus maritime. Mais cela a tout de
même l'effet recherché: augmenter la population du
Karvendor par migrations " incitées ", tout en poussant
celui-ci vers le nationalisme. En effet les Haradrims sont assez
rapidement intégrés à la culture dominante Karvek.
Les prêtres de la lumière Noire ne sont cependant pas aux
ordres des oligarques: en fait les trois sorciers ont été
chassés de la rade parce que leur clergé menaçait
le pouvoir aristocratique...
LES
PERSONNALITES:
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Grands
Prêtres de la Lumière Noire.
Ces vénérables
doyens semblent extrêmement versés dans la connaissance des
arts nécromanciens; on dit qu'ils sont si vieux que jamais ils ne
montrent leur visage. En fait ces trois serviteurs de la Lumière
Noire sont des nobles Nüménoriens: très brillants
dans leurs études en magies et politique, ils parcoururent le
monde en quête de fortune et gloire... Fervents " hommes du
Roi ", détracteurs des Elfes, ils débarquèrent
en Umbar.
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Dans les années sombres de S.A.3000, ils furent
corrompus par des émissaires de Sauron, qui leur remirent un
anneau de pouvoir mineur. Le maléfice que portait le bijoux
devait obliger le plus puissant des trois sorciers à
sacrifier ses deux compagnons et à assimiler leurs
pouvoirs... Triplés de naissance, les sorciers composèrent
un contre-charme qui ne fit que modifier le maléfice: ils
dupliquèrent deux fois l'objet, séparant ses pouvoirs
en trois; ainsi furent-ils à jamais liés au Seigneur
des Anneaux. Versés dans les sciences occultes, ils fondèrent
le culte Heren Calamorion (Sindarin: " de la Lumière
Noire ") en Umbar. Après la submersion de Nüménor,
leur influence fut telle qu'elle porta ombrage à celle des
plus grands princes, qui oeuvrèrent pour les évincer.
Chassés de la Rade d'Umbar, ils nourrissent une haine
mortelle envers les Dunedain et la noblesse Nüménorienne. |
Indissociables et indiscernables, ces esprits servants restent
unis dans leur quête de pouvoir sur le monde des vivants, qui s'éloigne
d'eux un peu plus chaque jour. Ils répandent des promesses de
victoire au peuple Karvek, usant de puissante magie noire pour éveiller
les morts et démontrer ainsi leur lien avec les ancêtres
glorieux. Ces trois princes se nomment Altakhôr, Arkhalôr et
Gimilkhôr. En quête de pouvoir et aiguillonnés par
leurs anneaux maudits, ils arrivèrent au Karvendor vers les années
T.A.400. Très opportunistes, ils inventèrent un moyen de
tirer parti du monstre arachnéen découvert dans les
catacombes du sommet que l'on nomme maintenant le Pic de l'Araignée,
Cennec. Grands alchimistes, ils nourrissent l'animal en échange
de quelques-uns de ses multiples yeux en grappes, qui se régénèrent
lentement. Le liquide contenu dans ces yeux malfaisants est un filtre
puissant qui possède, entre autres pouvoirs, celui de donner une
existence dans le monde parallèle des morts, pouvoir qui provient
de la nature antique du monstre, et qui lui permet notamment d'exister
en un âge qui n'est pas le sien. Lorsque la mort du corps
survient, seule subsiste l'essence matérielle du monde parallèle.
Il semble que ce produit allonge considérablement la durée
des sorts de communication et de commandement des morts-vivants et
autres revenants... Les trois mages malfaisants étudient d'autres
utilisations de ce produit encore mal connu mais qui leur apportera sans
doute richesse et pouvoir. Les Grands Prêtres résident au
Temple de la Lumière Noire et y travaillent à la perte des
Dunedain. On les rencontre rarement à l'extérieur, mais
toujours dans le Haut Pays, et en compagnie d'une forte escorte
d'adeptes expérimentés.
Delfuroc,
Maître des Sens des Défenseurs de YavïnDelfuroc
est un grand homme maigre au regard acéré, qui sonde tous
ses interlocuteurs avec une égale profondeur. Fin psychologue, il
organise l'entraînement spirituel des Défenseurs de Yavïn:
il est le Maître des Sens. Doué d'une vive intelligence
politique, il juge avec précision de l'impact des décisions
prises au sein de la Maison de Sagesse. Posé et mesuré,
cet homme dans la force de l'âge sait pourtant agir avec énergie
et détermination lorsque le besoin s'en fait sentir. D'une
rectitude et d'une fidélité absolues, Delfuroc sert
l'Artholimalnex, Doyen des Défenseurs, avec efficacité et
discrétion, s'effaçant toujours devant son devoir.
Delfuroc possède une Robe de Maître de l'Ordre: un surcot
en toile blanche ornée d'un soleil orange flamboyant. Cette robe,
revêtue par-dessus une cotte de mailles, augmente le type d'armure
de celle-ci de 4 (équivaut à une armure de plates) et
donne un bonus de +20 au BD et Jets de Résistance contre les
attaques magiques de base. Delfuroc détient également
l'Amulette de Harh: un bandeau blanc à bords dorés ceint
autour de la tète, ajoutant 5 au BD, annulant 50% des blessures à
la tète, et doublant le niveau du porteur pour les Jets de Résistance
contre les sorts de crainte, posession de l'esprit, sommeil, départ
de l'âme, etc...
Ariëtan
La Doigh, Haute Animiste. Cette vieille femme, courbée
et fripée, est sans doute la doyenne des Karveks. Elle se déplace
toujours seule en montagne, aussi rapide qu'un jeune Karvek agile. Très
belle et grande dans sa jeunesse, Ariëtan eut de nombreux prétendants,
mais elle les découragea tous par sa dévotion envers son
peuple. Toujours prête au rire comme à la colère, ce
personnage projette autour d'elle une aura de lumière, de joie et
de calme. Militant pour une vie simple et en harmonie avec les préceptes
de Dame-Nature, la Haute Animiste parcourt le pays pour faire partager
sa joie de vivre et son espoir.
 |
Ne perdant jamais l'occasion de remettre un chef
trop belliqueux à sa place, ou de soutenir une jeune femme
face à la toute-puissance maritale, Ariëtan rappelle les
valeurs fondamentales Karveks tout en ranimant l'esprit critique de
son peuple. Encourageant systématiquement l'artisanat ou les
arts, cette figure du Karvendor est pour tous un puits de science et
de sagesse. Son rang de Haute Animiste lui confère le rôle
de chef de clan, dans chaque endroit de passage. Elle use et abuse
de ce droit pour apostropher les chefs et combattre l'influence des
adeptes de la Lumière Noire. Ariëtan pousse son peuple à
une renaissance dans la dignité et la paix.Elle revendique
des droits pour les Karveks, mais reconnaît les bienfaits de la paix
imposée par Gondor. Par contre, elle connaît la nature
des trois Grands Prêtres de la Lumière Noire, mais ne
peut pas les combattre en les dénonçant comme tels:
leur influence sur les mentalités et les croyances est déjà
trop assise. Ariëtan connaît toutes les plantes et sorts
liés à la guérison, mais aussi certains des
secrets antiques des Daen, tels que les Pierres Enchantées,
la forge ou le monde des anciens (des morts). Songeant à
transmettre ce savoir qui n'est pas à mettre entre toutes les
mains, et surtout pas celles de l'Heren Calamorion, Ariëtan
fait des séjours de plus en plus fréquents au Grand
Temple de Morthec Yavïn, centre culturel et religieux du
Karvendor. Ariëtan détient le bâton de la
Doyenne de son Ordre : une grande canne en olivier patiné,
sertie d'émeraudes. Additionneur de pp +5 pour tout lanceur
de sorts théurgiques, cet objet double les effets de sorts de
guérison lancés par la porteuse, ainsi que le niveau
de la porteuse en matière d'influence sur les morts-vivants
et autres fantômes. |
Harmadoc,
Dog Coïban des marchands de Bûr Harontar Harmadoc
est un petit homme volubile et nerveux, qui dirige d'une main de fer les
affaires commerciales de la grande métropole Bûr Harontar.
Doté d'un physique ingrat -embonpoint, rares cheveux gras, acné
persistante-, le Dog Coïban compense ce manque de prestance par une
aptitude innée pour la négociation.
 |
D'un esprit d'entreprise peu commun, ce personnage est l'un des
facteurs clés de l'économie de la cité. Son
envergure lui permet de négocier avec les princes des oasis
du Sud, les chefs des grands clans du Haut Pays ou les marchands
Gondoriens. Le rôle séculaire du Dog Coïban est de
représenter les intérêts des marchands dans un
conseil ou un Ran-Dürbek. Mais Harmadoc a étendu de fait
les attributions de sa charge: il s'applique également à
promouvoir l'image et la réputation de la ville auprès
des étrangers, pour les amener à choisir la piste de Bûr
Harontar et ses multiples avantages, plutôt qu'une autre route
ou même les voies maritimes. Bien entendu, ces activités
de représentation sont extrêmement profitables à
la ville et ses environs, mais surtout au Seigneur Harmadoc lui-même.
Naviguant avec aisance entre banquets et âpres négociations,
il a acquis en peu de temps honneurs et richesses. Doué de
plus d'une vive intelligence politique, Harmadoc ménage tous
les partenaires de la scène du Karvendor! |
Les marchands tout d'abord, qu'il défend honnêtement
et avec un large succès, lui vouent un respect et un soutien
inconditionnels. La ribambelle des petits fournisseurs -paysans,
mineurs, artisans- qu'il fait vivre par l'intermédiaire de son réseau
de commerce, lui fournissent suffisamment de relations pour suppléer
facilement à toute demande commerciale imprévue. Par
ailleurs, ses contacts avec les milieux des truands et de la
prostitution lui permettent d'un part de protéger efficacement
ses activités (convois, réceptions,...), et d'autre part
de toujours recevoir ses visiteurs de façon princière. Les
chefs de clan apprécient tout particulièrement les réceptions
du Dog Coïban, en contrepartie desquelles il fournissent à
leur hôte les meilleures doses d'herbes rares. Sachant combien la
paix est nécessaire à son commerce, Harmadoc soutient les
pacifistes sans pour autant heurter les consciences nationalistes: ses
moeurs sont Karveks, et on l'entend souvent répéter sa
haine des incultes étrangers... De plus il traite souvent avec
les marchands Harado-Karveks, qui raffolent du faste des réceptions
dont ils manquent tant dans leur désert. Harmadoc est
fondamentalement neutre, dans la mesure où cette neutralité
lui apporte richesse et pouvoirs. Il est donc capable d'intenter toutes
sortes d'actions malhonnêtes aux yeux de Dunedain, comme de
respecter la parole sacrée des Karveks. Extrêmement
intelligent, il saura toujours sentir la direction du vent et
l'influencer discrètement... Expert en communication et conscient
des limites de son propre charisme, Harmadoc reçoit rarement ses
partenaires personnellement, mais s'est adjoint un majordome en la
personne de Lardhec. Demi-Dunadan, cet individu joui d'une prestance,
d'un charme et d'une allure auxquels aucun étranger ne résiste.
Souffrant de la suspicion de ses compatriotes Karveks, Lardhec s'est
fait l'homme de confiance du Seigneur Harmadoc, amassant sa part de
richesses. Exécutant zélé et compétent,
Lardhec manque d'ambitions mais pas d'initiatives : ce comédien
joue le grand seigneur ou le bandit de grand chemin avec un égal
talent, en se prenant au jeu de la même dangereuse façon...
Harmadoc le sait instable et quelque peu fourbe et voleur, mais le
trouve trop utile pour le réduire à quia.
Marl
Gruan, Grand Maître de la Corporation des Baladins
Marl Gruan est un très vieil homme irascible: ne supportant aucun
manquement à l'étiquette, il a du mal à se mouvoir
et cette infirmité le rend morose, lui rappelant avec nostalgie
les jours de sa jeunesse. Son grand réconfort sont ses chers
instruments -Harpe, Flûte, tambours- dont il joue si bien qu'il
efface en quelques secondes les douleurs et les peines de tous ceux qui
l'écoutent : il vole alors au-dessus des âges et des
collines, unissant l'assemblée dans la sérénité
des mélodies qu'il crée d'instinct sans jamais se répéter...
Très conservateur, Marl Gruan est rarement enclin à
utiliser la force, et préfère en politique la puissance
cachée des rumeurs colportées par ses chers Baladins.
Aussi est-il très paternaliste, sous des dehors d'éternel
insatisfait. Le Haut Barde possède la toute dernière "
Epée-qui-Chante ", en fait la toute première, qui fut
forgée il y a plus de 3000 ans : +30, dédiée à
la mort des Nains, Loups, Orcs et Trolls. Lance 3fois/jour, à la
volonté du porteur, un sort de sommeil sur la victime d'une
blessure, au niveau 30. Cette arme se bat toute seule pendant que le
porteur chante un hymne de guerre Karvek, et continue en chantant elle-même,
autant de rounds qu'elle vient déjà de se battre. Marl
Gruan détient également la Flûte des Jours Anciens :
jouer de cet instrument permet au musicien et aux êtres se
trouvant à moins de 1m/niv de lui, de se retrouver projetés
dans le passé, à moins d'1h/niv, comme si les événements
de l'intervalle ne s'étaient pas encore déroulés.
Les êtres sur lesquels joue ce sort se retrouvent chacun à
l'endroit où ils se trouvaient à l'heure dite, en ayant
pleine conscience de ce qu'ils ont vécu dans le désormais "
futur " éventuel, qui se déroule exactement de la même
façon si chacun des protagonistes entame les mêmes actions.
Cette propriété de la Flûte est utilisable
1fois/mois, et la précision de l'heure à laquelle l'on
retourne en arrière dépend de l'importance de cet
intervalle et du niveau du porteur. Mais ce fabuleux pouvoir a bien sûr
un inconvénient : l'équilibre de la Terre du Milieux veut
que le taux de catastrophe est triplé pour toutes les actions des
personnages bénéficiant du sortilège. Une action
visant à changer le cours de l'histoire, si elle est ratée,
rapproche au contraire de l'histoire déjà vécue et
invalide le malchanceux. La flûte est également un
multiplicateur de pp par 3 pour utilisateurs de sorts essentiels.
Seigneurs
d'Emyn Poros La famille d'Emyn Poros descend de
Hirluin le
Beau, prince Nüménorien du Second Age. Hirluin était
tout jeune lorsqu'il vint installer sa Maison dans les collines
surplombant les vallées du Poros et de l'Anduin, à une époque
de très forte immigration.
 |
A la fondation de Gondor, sa famille s'était considérablement
agrandie, et ses gens maintenaient la paix en Harithilien. Hirluin
parvint à faire alliance avec les Karveks, pourtant très
indépendants, contre les troupes de Sauron. Tout
naturellement Anarion fils d'Elendil s'appuya sur Hirluin et son
dispositif de défense pour maintenir aussi longtemps que
possible sa tète de pont au-delà de l'Anduin, puis
pour repousser les attaques de Mordor. Après la guerre,
Thorondir fils de Hirluin fut établi Seigneur de la
principauté d'Emyn Poros. Une alliance avec l'héritière
des Seigneurs de Tir Ethraïd établit alors la puissance
d'une lignée que n'éclipsa que l'attaque de T.A.33.
|
Dès lors la famille d'Emyn Poros entreprit une longue
politique de bon voisinage et de respect mutuel envers les Karveks, qui
s'avéra payante puisque la population du Forkarvendor se montra
favorable au Seigneur, à tel point qu'un brassage de population
important mena à l'annexion pure et simple à la suite des événements
de T.A.217. Grâce à cette politique conciliante qui influença
grandement les décisions royales, les Seigneurs d'Emyn Poros espèrent
à long terme pacifier le Karvendor. Chaque souverain prit à
cur d'étudier et de comprendre la mentalité Karvek,
afin d'approfondir des relations de bon voisinage. Ainsi les générations
se succédèrent jusqu'à
Huor le Grand, Seigneur
d'Emyn Poros, Grand Ambassadeur des Rois de Gondor. Le destin voulut que
sa lignée soit unie à celle des princes du Bas Pays.
Les amours
de la Reine Archéologue.
Alimen Da Moigh était
la fille de la haute prêtresse Elabhed Dü Moigh, de la lignée
des princes de Morthec Yavïn. Elle détenait les pouvoirs des
guérisseurs de jadis, elle parlait aux morts comme aux vivants.
Sa mère lui montra les lieux secrets et lui enseigna l'Art
Etrange des Gardiens de Pierre, les Pükels de nos ancêtres...
Belle comme le jour sous les ombres de lune, elle savait lire dans le
regard des humains et des miroirs, elle séduisait le sage peuple
du Bas Pays... Lorsqu'elle eut 16 printemps, elle fut promise à Fëar
Daorgan, prince du Haut Pays, de façon à donner au
Karvendor son Roi Promis par la légende... Mais elle refusa le
prince, le trouvant cruel et fourbe! Fëar Daorgan était
pourtant pieu: tous les jours voyaient le nombre respectable de sept
sacrifices humains à la Mère Noire, mais Alimen ne croyait
pas à la légitimité des pouvoirs de cette déesse...
Après plusieurs vaines avances, Fëar Daorgan fut pris de colère,
et entra en guerre contre le Bas Pays, que soutint aussitôt la très
riche marche du Forkarvendor. Une lutte fratricide s'ensuivit... tantôt
violente, tantôt larvée, elle ruina l'espoir et l'honneur
des Karveks. Alimen s'en fut alors secrètement dans les hautes
montagnes, elle scruta les cimes pendant de nombreux mois, fouillant
dans l'histoire de nos ancêtres elle gagna le nom de "
Reine-Archéologue "... Elle prit conseil auprès du
Grand Félin des Montagnes, et combattit la Mère Noire dans
les entrailles de la Terre... ses peines lui donnèrent la
certitude que son propre sacrifice était nécessaire au
bonheur de son peuple... Alors que la guerre prenait des dimensions
dramatiques, le Roi des Hommes Lourds envoya un ambassadeur dans les
montagnes, le seigneur Huor de Tir Poros. Alimen retourna parmi les
siens et accompagna sa mère, qui avait beaucoup vieilli,
participer à la négociation entre Huor et Fëar
Daorgan, au solstice d'hiver. Durant les palabres, Alimen poussa
constamment sa mère Elabhed à soutenir le point de vue du
noble Huor: il proposait que les peuples vivent en paix, qu'ils
pratiquent un culte pacifique, et respectueux des autres peuples; il
offrit des plantes et des outils, proposa des échanges, du
commerce, le début de grands travaux... Alimen appuya ses dires
contre ceux de Fëar Daorgan, qui entra dans une sourde colère,
accusant Huor de vouloir tuer l'esprit et les coutumes de son peuple. La
nuit venue, Fëar Daorgan s'introduisit dans les quartiers d'Alimen
et enleva la jeune fille, espérant faire pression sur Elabhed
pour renvoyer l'ambassadeur dans son pays sans aucun accord, mais aussi
pour lui-même, car il désirait intensément Alimen...
Au matin on s'aperçut de l'enlèvement... Huor le Grand
prit ses armes, chaussa son Heaume, monta son fier destrier, et partit
en chasse... 7 jours durant il traqua le félon, abattit ses 7
sbires, gagna du terrain, déjoua les pièges des montagnes,
puis rattrapa le prince qu'il provoqua en combat singulier... le combat
dura 7 heures, durant lesquelles Huor vacilla 7 fois, mais finit par
abattre son adversaire... Lorsque le félon mourut, il eut le
temps de crier au monde la Malédiction des Princes du Haut Pays,
la jetant sur Alimen:
" Tes descendants auront, Durant sept générations, Des
filles uniquement, Afin que jamais, d'un Homme Lourd, ne
naisse le Roi Promis, Filles qui toujours, malgré toi, |
Porteront en elles la moitié sauvage du Karvendor: Force
impitoyable et courage sanguinaire, Quête de l'éternité,
Culte de la Mère Noire, Jusqu'au jour de sa victoire, Renouveau
ancestral des Karveks du Haut Pays... " |
Lorsque la bouche du traître se ferma pour toujours, elle
laissa échapper une myriade de petites araignées noires,
qui se dispersèrent en tous sens... Alimen, enchaînée
non loin, fut alors prise d'une douleur au bas-ventre, qui ne passa
jamais vraiment... Huor le Grand la libéra, la soigna, puis la
reconduisit en son pays désormais en paix. Au printemps il l'épousa,
et fonda la dynastie de la Maison des Femmes. En effet ils n'eurent que
des filles, et depuis cette époque toutes les souveraines de Tir
Poros sont les descendantes d'Alimen la Reine-Archéologue, qui s'était
sacrifiée pour assurer paix et prospérité au
pays... Toutes ces nobles dames s'habillèrent toujours de noir et
blanc, couleurs du deuil chez les Karveks, deuil du Roi Promis qui ne naîtrait
jamais...
 |
Cette malédiction, quoiqu'ancienne, pèse
énormément sur le moral des Dames d'Emyn Poros:
tourmentées par d'interminables cauchemars noirs, contraintes
à une vie cloîtrée sous haute surveillance des
guérisseurs, elles voient peu de visiteurs et vivent
tristement. Ainsi dit-on que la malédiction tient encore
cette famille puisqu'aucun garçon vient briser la suite de
ces Dames malheureuses, bien que leurs époux soient tous de
haut lignage Dunadan... La Dame d'Emyn Poros et son époux,
tous deux versés dans la tradition tant Karvek que Nüménorienne,
règnent sur un peuple industrieux et disposent de peu de
loisirs, travaillant dur pour le bien-être de leur peuple et
la paix avec leurs voisins. Ils maintiennent Grande Cour car leur
Maison est doublement noble et la tradition des lieux exige un mécénat,
une hospitalité et un esprit de conciliation sans failles. Ce
sont, pensent-ils, les qualités qui amènent la paix. |
La dernière des souveraines de la Maison des Femmes,
Adulimen d'Emyn Poros septième du nom. Etrange et tourmentée
comme toutes ses aïeulles, elle ne donna point de descendance au
Seigneur de Tir Poros. La Maison des Femmes s'éteignit donc de
triste façon, puisqu'elle périt loin de son peuple, enfermée
dans une centre de soin d'aliénés, près de
Pelargir.
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