Les
KARVEKS
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Les Karveks sont une branche des Daen Lintis ("
Dunlendings ") qui peuplaient au Second Age l'ensemble des
Montagnes Blanches et la basse vallée de l'Anduin. Ils ont
subit l'influence culturelle, linguistique et ethnique des tribus du
procheHarad, ainsi que la houlette souvent
bienveillante mais toujours ferme des
Rois de Gondor et de leurs
vassaux les Seigneurs d'Emyn
Poros. Très attachés aux traditions d'honneur et
de fierté, ils restent sans doute les Daen Lintis les plus
typés, les plus résolument indépendants. En
plus de leur propre langue (le Karvek, dérivé du Dunaël),
ils connaissent un peu du Langage Commun qu'emploient tous les
Gondoriens, ainsi que le langage des hommes du sud, l'Haradaïc.
Grands commerçants, ils sont très durs en affaire et
extrêmement travailleurs. S'ils sont respectueux des autres
civilisations, ils n'admettent pas l'ingérence des Dunedain
(les " hommes lourds " dans leur langue) dans leurs
propres affaires. |
Encombrés d'un sens de l'honneur extrêmement
rigide selon leurs voisins, les Karveks conservent leurs différences
avec une vigueur parfois belliqueuse.
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Grands montagnards et excellents chasseurs, les
Karveks sont aussi agriculteurs et éleveurs. Leur
civilisation est capable de produire d'excellents ouvrages de bronze
ou de cuir, qui restent une image bien affaiblie de leur savoir de
jadis. Par contre, l'art des flûtes, cher aux pâtres de
haute montagne, se perpétue en transmettant les mythes et légendes
d'un peuple qui s'accroche à ses racines de façon
forcenée. Par contre les antiques Trompes et Tambours de
Guerre, qu'autrefois les Karveks utilisaient pour terroriser
l'ennemi avant l'assaut, ont complètement disparu. L'art
Karvek est encore extrêmement vivace: en effet les Karveks ne
disposant pas de l'écriture, ont perpétué le
savoir oralement, d'où l'importance de la musique, de ses
rimes et strophes, qui permettent de mieux retenir la tradition. |
De plus la connaissance Karvek en matière de magie et
d'ensorcellements semble unique dans cette partie de la Terre du Milieu:
malgré le manque d'écriture, les Chamans savaient fixer
des glyphes et conserver des sorts au moyen de symboles représentant
des principes. Ainsi toute borne sculptée au bord du chemin est
un charme contre l'influence maléfique d'esprits sylvestres, un
avertissement contre un danger, ou une maxime d'honneur typiquement
Karvek...
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Vivant le plus souvent dans des huttes de pierres, de bois
et de boue séchée, les Karveks ont largement oublié
les arts de l'architecture et de la construction. Bien qu'ils soient
toujours grands excavateurs, les Karveks ne savent plus construire les
voûtes, escaliers en colimaçon et majestueuses colonnes qui
ornaient les forteresses et les temples d'autrefois... Les Karveks
sont assez mats de peau, de taille moyenne (1m75 ho, 1m60 fe). La
tendance dans le Haut Pays est même à une peau légèrement
bleutée, qui vient dit-on de l'action conjuguée d'une
herbe aux protéines rares (l'Haltafan) et de l'altitude. Les
hommes portent barbe et moustaches; leurs tuniques sont taillées
dans des tissus à dominantes vertes ou rouges, qui révèlent
le clan de leur propriétaire. Armes de bronze et tuniques de cuir
sont monnaie courante, mais les cottes et armes en acier s'avèrent
plus difficiles à trouver.
Les femmes se parent de bijoux de
bronze et d'argent et tressent leurs cheveux sombres de mille et une façons
complexes, qui révèlent le statut de leur famille, leur âge,
le nombre de leurs fils, et plusieurs autres détails que seul un
karvek peut déterminer du premier coup d'oeil. |
Dans la société
Daen Lintis antique, il semble que le rôle de la femme ait été
bien plus important qu'il ne l'est aujourd'hui. La proximité du
Harad se fait sentir par la position inférieure dans laquelle
elle est désormais cantonnée : l'épouse est considérée
comme un bien, qui ne possède pas d'âme pour n'avoir pas été
éduquée à la façon des hommes. En dehors de
sa maison, la femme n'a aucune indépendance ni même aucune
existence propre!
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Ce n'est qu'avec la maternité et l'assurance
d'une descendance mâle que la femme acquiert un statut et un
respect social. Elle ne prend pas la parole en public, baisse les
yeux devant les hommes, et ne possède une autorité que
sur ses enfants. Dans le Haut Pays, la coutume d'enlever sa future épouse
existe toujours de façon littérale: les rapts
conjugaux ne sont pas tous consentis... Bien entendu, la plupart des
familles " éclairées " du Bas Pays, en
Morthec Yavïn par exemple, qui conserve de façon plus précise
les traditions antiques, donne une éducation importante aux
jeunes filles et considère la femme comme l'égale de
l'homme, mais ne le montre pas en public. |
Pour le profane, la mentalité Karvek est assez difficile
à saisir. Consultez ci-après lesquelques
textes, trouvés à la bibliothèque d'Emyn
Poros, permettent de mieux cerner certaines de leurs valeurs
fondamentales. Voir également lesquelques
pistes d'aventures instantanées.
| Depuis l'aube des
temps, les Karveks révèrent un panthéon d'Esprits
de la Nature. Profondément animistes, ils règlent les détails
de leur vie en fonction des superstitions ou croyances liées à
leur environnement: l'eau d'une source enchantée, la combe d'un
bois hanté, une race d'animal sacré... Profondément
respectueux de la nature, ils révèrent surtout Yavanna
comme Déesse de la Terre, et Oromë comme Dieu de la chasse.
Les plus grands serviteurs de ce culte furent les Chamans Woses du
Second Age, maintenant disparus. Leur souvenir est perpétué
par les Animistes des temples de l'Antique Foi, dont dispose chaque
village. |
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Mais ce culte, le plus ancien des Karveks, est maintenant
intimement lié à une croyance qui apparut durant les années
sombres du second âge: le mythe de la vie après la mort et
le désir de préserver l'existence dans un Corps de Pierre.
Cet art, que connaissaient les Daen Lintis, fut perverti par les envoyés
de Sauron venant prêcher la peur de la mort et la gloire des
choses sombres qui rampent sous la terre. La nuit, la mort et la quête
d'essence vitale prirent une importance croissante dans la mythologie
Karvek. Les us et coutumes religieuses Karvek évoluèrent
vers des croyances plus pacifiques et moins sombres, à partir du
début du Troisième Age, mais la découverte des
catacombes de Dürcenn, et l'exploitation qu'en fit la secte de la
Lumière Noire ruinèrent cette influence civilisatrice. La
découverte de cette araignée géante donna un essor
considérable à la secte. Depuis les deux tendances
cohabitent, l'Heren Calamorion insinuant sa violence et sa malice dans
les mythes de l'Antique Foi du Karvendor.
Les
WOSES
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Les Drüedain (ou Woses) sont un peuple très ancien
vivant reclus dans les forêts retirées de cette région
d'Endor. Très liés, depuis l'aube des temps, aux tribus
des Daen Lintis peuplant les montagnes de Gondor et la basse vallée
de l'Anduin, ils se sont séparés d'eux lorsque apparurent
les cultes Sauronniques, qui pervertirent les Daen Lintis durant les années
sombres. Ainsi très peu de Drüedain subsistaient dans les
forêts du Karvendor au début du 3ème âge.
Vivant en marge des communautés Karveks, ils finirent par s'éteindre,
décimés par les Ours-garous
des Rüsstakhs, non sans laisser des vestiges importants et
une science depuis tombée dans l'oubli : celle des Pükels.
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De petite taille et de conformation très
fruste, ces hommes sont vêtus de pagnes et vivent dans des
huttes rudimentaires de la forêt. Se nommant eux-même
Woses, ils ont des membres et une tête calleuse, ainsi qu'une
peau rugueuse qui les fait ressembler d'avantage à une pierre
massive qu'à un être humain. La plupart des autres
hommes, mis à part les Daen Lintis, les nomment les Hommes
Sauvages, et en ont peur, car les Woses utilisent des flèches
empoisonnées. |
Haïssant les orcs depuis la nuit des temps, ils s'avèrent
de redoutables combattants en forêt, d'où l'on ne ressort
jamais sans leur volonté. D'une immense droiture morale, les Drüedain
vivent sans histoire dans leurs bois en évitant les autres
humains et les turpitudes de leurs civilisations. En l'an 1000 du Troisième
Age, les seuls groupes connus de Woses habitent la Forêt
d'Anorien, l'embouchure de l'Isen, le cap d'Andrast et les collines
d'Eryn Vorn.
Les
HARUZE
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Ces hommes vivent au sud d'Harondor et de Mordor dans les terres
autour et à l'est d'Umbar. Ils forment des confédérations
peu stables, constamment en guerre les unes contre les autres. Ils sont
de grands commerçants et de grands voyageurs qui s'adaptent
facilement aux autres peuples, comme en Umbar ou en Harondor, où
ils forment une part importante de la population. Physiquement, ils sont
petits (moyenne: 60Kg pour 1m65), leurs cheveux sont sombres
et leurs yeux marrons foncés.
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Souvent méprisés par les races plus
grandes, ils ont la réputation d'être violents, colériques
et dangereux. Pourtant leur civilisation raffinée aeu de nombreux
rapports au Second Age avec les colons Numénoréens. Dans leur propre pays, le Harad, ils vivent très
souvent comme des nomades, et sont des cavaliers émérites,
mais dans les zones urbaines, ils
adoptent tous les métiers. Dans les métropoles Gondoriennes,
les immigrés pauvres échappent pourtant rarement à
la mendicité.
A plusieurs reprises, des tribus entières
ce sont fondues dans la population du sud du Karvendor. On appelle
ce peuple les Harado-Karveks. Ils sont un facteur de subsistance du Karvendor, car ils
constituent un apport démographique important que Gondor n'apprécie
pas. De plus la culture fortement dominante du Karvendor a su intégrer
ces nouveaux-venus et en faire des nationalistes fervents....
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Les
DUNEDAIN
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Au Premier Age d'Arda la Terre, les Hauts Elfes firent la guerre
à Morgoth le Noir, prince des Ténèbres. Les trois
maisons des Edain, les humains, firent alliance avec eux contre les
hordes de démons et de dragons qui envahissaient les royaumes
elfiques de Beleriand. Lorsque la guerre prit fin avec la défaite
de Morgoth, les Valar, les Puissants de ce monde, firent jaillir de la
mer une île de beauté, de paix et d'harmonie qu'ils
offrirent aux Edain en gage de leurs souffrances et de leur courage dans
leurs luttes face aux puissances du mal. Ils l'appelèrent Nüménor.
Durant plusieurs siècles ces rois parmi les hommes prospérèrent
et grandirent en sagesse. Chéris des Valar, ils acquirent une
stature et une longévité bien supérieure à
celle des autres humains. En effet au Premier Age, quelques princes des
trois maisons des Edain épousèrent des princesses Elfes de
haut rang. L'une d'elles avait pour mère la maïa Melian,
d'essence séculaire. Ainsi les Edain portent-ils du sang elfe et
maïa dans les veines; cette influence se fait surtout sentir dans
les rangs de la noblesse, mais les Dunedain d'origine plus modeste en bénéficient
également: l'espérance de vie est la double de celle allouée
aux autres humains, les hommes mesurent en moyenne 1m95 pour 100 Kg, et
les femmes 1m75 pour 65 Kg. Ils devinrent maîtres en tous les arts
et experts en toutes les sciences, eux les élèves les plus
doués des Elfes. Dunedain en société En explorant
les Terres du Milieu, ils enseignèrent ces arts aux autres
hommes, et fondèrent des colonies nombreuses: Lond Daer, Tharbad,
Pelargir, Osgiliath, Umbar, ... Mais leurs dons les rendaient plus amers
encore de ne pas jouir de l'immortalité des Elfes. Ils en vinrent
à les jalouser, et une partie des Nüménoriens se détourna
du bien. Les Fidèles aux Elfes se mirent à migrer en masse
vers les colonies septentrionales (vallées du Gwathlo et de
l'Anduin), tandis que les Nüménoriens Noirs fortifiaient
Umbar. La guerre civile commença en Nüménor, et la
folie atteignit les Nüménoriens Noirs lorsqu'ils décidèrent
de prendre les Terres Immortelles d'assaut. Les derniers Fidèles
fuirent vers les Terres du Milieu, tandis que Nüménor, l'île
de beauté, sombrait en représailles dans les flots.
Elendil le Grand, prince des Fidèles, fuyant l'apocalypse,
accosta en Endor et fonda les "Royaumes en exil", Arnor et
Gondor, constamment en guerre contre les pirates d'Umbar. Depuis les
Dunedain perpétuent le souvenir de Nüménor la
Belle... Leur peau est claire, leurs cheveux sont en général
foncés et leurs yeux gris-mer ou bleus.
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Leur masse imposante leur
confère une endurance
extraordinaire par rapport aux autres humains. Ces traits
s'amenuisent pourtant au fur et à mesure du brassage avec la
population de Gondor. Les Dunedain (Singulier: Dunadan) portent des
habits et parures très élaborés et vivent dans
des cités très confortables dont l'architecture a hérité
de la gloire passée de Nüménor. Leur attachement
aux traditions ne les empêche pas d'être très
entreprenants et imaginatifs. |
Ils parlent le Langage Commun mais aussi un peu de l'antique
langue de Nüménor, l'Adunaïc, ainsi que la langue des
Elfes Sindarins, qui sert dans toute écriture. Leur religion est
personnelle et restreinte: ils vénèrent Illüvatar -
le créateur universel - et les êtres qu'il a engendrés:
les Valar et les Maïas. Ils sont seuls parmi les humains à
savoir, grâce à l'enseignement des Hauts Elfes, que les
Valar ne sont pas des Dieux à part entière, et que
l'histoire du monde n'est connue et voulue que par une entité
unique: Illüvatar. Ils craignent la mort, étant parfaitement
conscients des possibilités, des dons et des compétences
que les Valar leur ont accordés.
CHRONIQUES
D'EMYN POROS :
La
légende de Yarvha la mère-araîgnée
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Aux temps des anciens, Maedhros l'héritier de Fëanor
rassembla sous sa bannière des tribus humaines d'orient. Ulfang
le Noir et ses fils firent allégeance à Caranthir peu
avant Nirnaeth Arnoediad. Uldor, Ulfast et Ulwarth trahirent leurs alliés
elfiques et se retournèrent contre les armées des fils de
Fëanor. La tribu de Bör vengea cette trahison en protégeant
la retraite des armées orientales des elfes. Bör tua de sa
main Ulfang le Noir puis tomba à la tète de sa garde
personnelle. Ses fils Kör et Kärv tinrent les arrières
des fils de Fëanor en déroute durant 2 jours avant de faire
retraite à leur tour. Il conduisit leurs troupes hors d'Ard-Galen
vers l'est puis attaquèrent les collines de Lothlann que les orcs
avaient déjà envahies et délivrèrent leurs
familles. Poursuivis par des forces très supérieures en
nombres, ils demandèrent asile aux nains de Belegost qui le leur
refusèrent. Depuis ce temps les descendants de Bör ont juré
de ne rien accepter des Khazad. Les fils de Bör furent repoussés
vers Dorthonion où ils se terrèrent quelques temps.
Dans
les collines dévastées, une partie de la tribu, menée
par Keör fils de Kör et Yarvha fille de Kärv se rebella
contre leur destinée, remettant en cause la fidélité
aux Eldar : à quoi servait de souffrir pour des seigneurs
incapables de les conduire à la victoire et à la paix ? La
tribu de Bör résolut alors de suivre son propre destin. Après
quelques jours de repos, ils durent à nouveau fuir avec armes,
familles et bagages devant l'avancée des orcs. Contraints de
fuir, ils s'avancèrent vers Ered Gorgoroth dans l'espoir de
rejoindre les confins de Doriath.
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Au passage de la vallée
maudite de Nan Dungortheb, Kör se trouva en avant de la tribu car
tous ses éclaireurs faisaient défaut. Les créatures
qui peuplaient la vallée avaient raison de leur volonté et
de leurs forces. Seuls Kör, Kärv et Keör tenaient face à
ces horreurs, protégés par les charmes magiques de la
douce et ferme Yarvha. |
Au plus profond du ravin, ils durent combattre
une immense araignée maléfique, une descendante
qu'Ungoliant laissa dans son venimeux sillage. A l'orée de son
antre puant, pendant que Kör et Këarv tenaient le monstre en
haleine, Kärv parvint à voler quelques-uns des ufs de
la créature. Kör finit par succomber aux morsures empoisonnées
du monstre. Fou de rancur, Kärv se dressa alors devant l'araîgnée,
la menaçant de détruire ses ufs si elle ne laissait
pas passer la tribu de Bör, sauve.
De rage devant un tel
aplomb, le monstre conçut alors un dessein plus noir que tous ses
méfaits antérieurs. L'araîgnée prit alors une
forme elfique et offrit à Kärv de faire revenir son frère
d'entre les morts, par le pouvoir des joyaux que sa mère lui
transmit autrefois
en l'échange d'une heure de l'existence
de Kärv. Kärv confia alors les ufs à sa fille et
accéda au désir du monstre. Eblouï par un puissant
charme, il s'unit au monstre,
qui le dévora. Thorondor le
puissant Seigneur des Vents surgit alors des cieux pour chasser la créature.
Keör
le fils de Kärv, furieux de la duplicité du monstre, demanda
alors aux Valar le droit à l'immortalité que le monstre
avait refusé à son père. Le Grand Aigle lui répondit
que ce droit avait été conféré contre la
nature profonde des Edain, aux seules filles que Kärv venait de
donner à la Reine des Araîgnées. Comprenant
l'horreur de la situation, la douce Yarvha détruisit alors les ufs
nouvellement pondus de la monstrueuse créature et scella ainsi
son destin. Thorondor fut alors prit de courroux : sur l'ordre de Manwë,
il changea Yarvha en une grande araîgnée, pour la punir de
son acte fratricide.
Les fils de Keör refusèrent de
rejoindre les Edain qui se virent offrir l'île de Numenor. Ils errèrent
aux confins de Brethil durant quelques années, sous la conduit de
Këor, qui ne perdit pas espoir de porter secours à sa
cousine. Ils y firent alliance avec les Woses et résistèrent
quelques temps aux hordes d'orcs qui déferlaient du Nord. On dit
qu'une araîgnée géante fut parfois vue aux abords de
Brethil, à dévorer des orcs et porter secours aux Edain.
De guerre lasse, la tribu de Këor finit par reprendre la route
d'Eriador. Ils se détournèrent tant de l'ombre et de ses
promesses, que des Eldar et de leurs splendeurs. Leurs descendants, les
Karveks se montrèrent très épris de leur indépendance.
Le culte de la Mère Noire, totem tutélaire de la tribu,
resta longtemps ancré dans la tribu. Depuis les jours anciens,
aucun Karvek ne s'autorise à tuer une araignée,
quelquesoit sa taille... On dit que les princes de Yavîn
descendent des fils de Këor.
CHRONIQUES
D'EMYN POROS :
Le Grand Félin Blanc des montagnes. |
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La légende reportée ici est une transcription très
littérale du récit d'un habitant du Haut Pays Karvek au
soir de sa vie. Il s'agit d'une transmission orale portant des mythes et
des valeurs Karveks très forts... Elle montre le ressentiment qui
subsiste envers les envahisseurs Gondoriens. Darec était un jeune
homme des montagnes du pays de nos ancêtres. Il était fier
et impitoyable et vénérait les pères de sa tribu,
jamais il ne s'excusait ni n'acceptait de l'aide de la part d'un étranger.
Darec haïssait les Hommes Lourds car ils sont stupides, mécréants
et qu'ils tuèrent nos ancêtres. Chaque lune il allait au
temple donner son offrande de plantes magiques au félin des
montagnes qui veille sur notre peuple en attente de la Grande Gloire.
Darec était religieux et fier, comme le sont tous les vrais
Karveks... Darec était rapide et silencieux. Il réussit à
voler sa femme tout seul, la fille de son ennemi héréditaire,
un gros marchand qui se prenait pour un Homme Lourd. Il l'emprisonna
pour la dresser - car elle parlait comme un homme! - et il eut bientôt
un " animain ".
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Cet animain criait beaucoup, et Darec sut qu'il serait très
fort et très rapide... il décida donc de l'éduquer
lui-même et omit de le soumettre à l'épreuve
du Grand Félin des
Montagnes... Quelques jours plus tard, Darec chassait dans les
montagnes, lorsque lui apparut le Grand Félin : une créature
immense, grande comme un homme, à la toison claire tachetée
de roux, le fixait de ses yeux bleus fantastiques: " Darec ! ",
lui dit-il, " je viendrai ce soir chercher l'animain qui me
revient, car tu l'as soustrait à l'épreuve rituelle,
et il est l'un des élus ! " Darec, dans sa folie, s'en
fut en courant vers sa demeure, et cacha l'animain dans la vallée,
pour que le Grand Félin ne le trouva pas. Mais celui-ci se
mit à crier, ce qui attira les soldats des Hommes Lourds qui
passaient par là... Ils voulurent le prendre et l'emmener
avec eux pour en faire un des leurs. Cela Darec ne put l'accepter:
il attaqua les Hommes Lourds, seul, et en fit un grand carnage! Il
allait succomber et rejoindre la vie éternelle des guerriers
lorsque le Grand Félin vola à son secours et dévora
tous les soldats... Empli de l'honneur divin, Darec offrit son
animain au Grand Félin en gage du sang, ce qui est le plus
grand Acte Pieux du Pays Karvek. Ce fils devint un sage de la
tradition Karvek, et bien que Darec ne le revit plus jamais, il en
fut très heureux et très honoré. |
Depuis Darec respecte le Grand Félin des Montagnes et son
culte: il n'écoute plus les mensonges des hommes lourds qui n'éduquent
pas leurs animains dans la manière Karvek. Car les Hommes Lourds
veulent la mort de la nation Karvek en provoquant la colère du
Grand Félin: pour aider son peuple le Félin doit s'assurer
de la force de ses enfants, c'est une loi séculaire et une
tradition qui ne doit pas être perdue... Plus tard les treize fils
de Darec furent forts et fiers eux aussi: ils tuèrent
les chiens dans la fosse car ils s'aidaient comme des frères.
Leur père les récompensa comme des adultes: ils purent
voler leurs premières servantes et être des hommes.
Beaucoup d'entre eux épousèrent même des prêtresses...
Tous vécurent libres et fiers, lavant dans le sang les insultes
des Hommes Lourds envers le Grand Félin Blanc... On dit dans les
huttes du Haut Pays, que le fils de Darec fut Harh Yavïn, héros
parmi les plus nobles du Karvendor. NOTES *: ce
mot n'existe pas dans la noble langue Sindarine: il désigne un bébé,
intermédiaire entre l'humain et l'animal, non encore parvenu au
rang d'humain. Pour les Karveks, les femmes restent toute leur vie des "
animains ", tandis que seuls les garçons reçoivent éducation
pour devenir des " hommes ", c'est-à-dire des
non-esclaves! Une exception notoire est celle des femmes dignitaires:
les Animistes de l'Antique Foi, les mères de grandes familles... **:
un nourrisson mâle doit passer un jour entier sans manger dans le
temple du Grand Félin Blanc, pour être admis au rang
d'humain. Il arrivait autrefois que les animistes gardent un tel
nourrisson pour en faire un serviteur de l'Antique Foi. ***:
à l'âge de 9 ans, les jeunes garçons Karveks passent
l'épreuve de la fosse: après être restés 2
jours sans manger, ils sont précipités dans une fosse avec
de la viande fraîche, en même temps qu'un Chien Hurleur
adulte affamé. Pour trouver la force de sortir de la fosse, il
leur faut manger à tour de rôle et donc repousser les
attaques de l'animal... A l'âge de 12 ans, ils sont chassés
définitivement de chez eux, et se débrouillent seuls. La
plupart du temps, ils partent d'eux-mêmes et s'engagent pour
survivre dans le Corps de Garde de leur clan ou chez des artisans.
CHRONIQUES
D'EMYN POROS :
L'araignée de la nuit.
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Le poème qui suit met en avant un thème
fondamental de la mythologie Karvek: la vie éternelle à
travers la renaissance de la gloire de jadis... renaissance comme seule
une vie conforme au cycle immuable de l'honneur et des devoirs Karveks
peut l'apporter.
Vitalité de la jeunesse, Sang et
Force de l'Haï, Calme dans la fureur: Certitude du
devoir et de l'honneur guerriers, Essence de vie pour la Mère aux
milles regards. Ténacité de la maturité, Travail
de la raison, Culture de la Main Verte aux sept pouvoirs |
Savoir de la vieillesse, Science des ancêtres
de pierre, Maître en Magie Vitale et Princes des
Plantes Magiques Trois forces unies par la Mère Noire, Qui
prépare le renouveau Karvek, Renouveau des Ancêtres, Renouveau
d'une vie éternelle, Où vitalité, Effort et
Savoir ne font qu'un au coeur du temps ténébreux... |
NOTES Les érudits d'Emyn Poros ont interprété
ce poème comme un hymne à la " Mère Noire "
(araignée jugée mythique par les Dunedain, mais qui existe
bien: il s'agit de DürCenn),
qui promet au peuple Karvek de lui redonner sa gloire d'antan, si
celui-ci lui fournit suffisamment d'essence vitale, c'est-à-dire
de vies humaines. Par cet artifice nécromantique, la déité
-ou plutôt ses trois Grands
Prêtres- promet de réunir dans les revenants ainsi créés,
la vitalité, la ténacité et le savoir, qualités
qu'aucun humain ne peut avoir simultanément de son vivant, mais
qu'il possède seulement une par une lors de ses âges
successifs.
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