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S'il assimila
remarquablement le métier des armes, sa connaissance de l'étiquette et
sa culture artistique laissent à désirer. Traité par ses aînés comme
un provincial de Cardolan, il développa une grande susceptibilité sur le
sujet de sa "petite" noblesse. Lorsqu'il eut 12 ans, sa mère
Vorwhen vint lui annoncer que le fief paternel avait été presque
anéanti par un parti de Daen des collines. Barador mourut des mains de
leur chef Marl Karan en protégeant la retraite de ses gens et de son
épouse. Baramir mortifié s'enferma dans un idéal guerrier qui ne l'a
jamais quitté : ses cousins et lui jurèrent de venger l'honneur de
Barador et d'aider Baramir à reconquérir son fief.
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Baramir
et Eodar en patrouille près de la rivière
Mitheithel. |
Peu de temps après,
Vorwhen renonçant aux pompes de ce monde, entra dans
l'ordre des Soeurs de Nienna, une congrégation mystique venant en aide
aux nécessiteux et aux malades à travers Arthedain et Cardolan. Baramir
entra au service du Roi d'Arthedain pendant 9 années au cours desquelles
il s'illustra contre les orcs d'Oiolad et fut nommé capitaine. Destitué
de son commandement pour imprudence face à l'ennemi, il s'engagea comme
mercenaire auprès des Vulseggi de Fennas Drunin. Durant 3 ans, il contribua à consolider
la position de Cardolan face au Rhudaur et aux maraudeurs Dunéens. Il se
lia d'amitié avec le commandant en second des Vulseggi, Eodar, un grand
et gros gaillard toujours prêt à ripailler ou à chasser le Troll. Avec
l'aide de sa famille d'Arthedain, Baramir entreprit alors une campagne
d'embuscades meurtrières et éradiqua la menace que constituaient
plusieurs bandes de Dunaël installés en bordure de la Mitheithel . Il
extermina tous les membres masculins de la tribu, âgés de 13 ans ou
plus. Cette cruauté fit le tour des tribus Dunaël de Rhudaur et de
l'Angle. Une haine farouche oppose désormais Baramir et tous les Dunaël,
qu'ils soient maraudeurs ou pacifiques. Baramir recherche inlassablement
Marl Karan, désormais chef de file d'une faction importante en Rhudaur.
De petite
taille pour un Dunadan, Baramir montre en toutes circonstances un visage
dur et froid, qu'encadrent des cheveux de jai portés à l'épaule. D'une
inflexible volonté, Baramir est parvenu à rebâtir le fief paternel à
force de persévérance. Après quelques expéditions contre les Trolls de
Rhudaur, dont les tètes se vendent à prix d'or à Cameth Brin, il put payer quelques soldats et
artisans et attira quelques
paysans sur ses terres. Rebâtissant le manoir familial, il sut s'imposer
comme le protecteur des villages voisins.

Baramir a recueilli sa jeune
soeur Vaïrwhen : après une formation en dilettante à l'école royale
des arts de Tharbad, la jeune femme fut admise durant 2 ans comme Dame de
compagnie de la princesse Nirnadel. Depuis le mariage de cette dernière,
Vaïrwhen s'est retrouvée sans appui à la cour, et fut contrainte de
regagner sa campagne natale. Baramir subit avec bonne grâce les pressions
affectueuse de Vaïrwhen qui s'est mise en tète de le marier. Un aréopage de prétendants tournoie sans cesse autour de la jeune femme,
qui refuse de se marier avant son frère! Lorsque Baramir se fatigue d'une
cour trop assidue, il invite les prétendants à une chasse aux loups dans
la vallée de la Fondgrise. En règle générale, les visites courtoises se
font plus rares pour quelques temps...

Baramir découvre progressivement les
difficultés de la charge seigneuriale. Son fief ayant attiré quelques
paysans des environs, il est désormais le seigneur de 3 villages, soit
environ mille âmes. il est donc contraint d'arbitrer les disputes, de
favoriser un développement harmonieux, de pourvoir à la dot des jeunes filles trop pauvres pour se marier, et toutes sortes d'altruismes.
Vaïrwhen, très au courant des moindres potins,
l'aide efficacement dans ces tâches déroutantes. Baramir a pris à son
service un jeune voleur qu'il surprit une nuit dans son poulailler :
Arthis est donc devenu son écuyer-palefrenier, en l'échange du gîte, du
couvert et de leçons de lecture génératrices d'autant de maux de tète
pour lui-même que pour Vaïrwhen.
Baramir
doit accumuler chaque année un butin de 300 pièces d'or pour maintenir
son train de vie et subvenir aux besoins structurels du fief. En effet les
paysans ne sont pas encore assez nombreux ni assez riches pour que la
dîme puisse couvrir les dépenses (hommes d'armes, réfection des routes,
entretien des bâtiments publics, émoluments des rebouteux, etc.). Le
petit fief serait à la merci d'un hiver particulièrement rude ou d'une
petite épidémie...

Baramir veille en
permanence à chasser les prédateurs et les maraudeurs. Il est d'une férocité extrême avec les brigands, et se montre très méfiant
avec les étrangers. Son fief
acquiert progressivement une bonne réputation auprès des paysans des
terres alentours. Une douzaine de familles parmi les plus pauvres ont
quitté leur seigneur pour le rejoindre. Baramir est donc en froid avec
deux de ses voisins.
L'un d'eux, Belegar,
possède des terres au sud du petit fief de Baramir, sur les rives du
fleuve Gwathlô. Dunadan de haut
rang selon ses dires, il n'accepte d'entrer en contact avec Baramir que par
l'entremise de son majordome. Baramir ne peut s'empêcher de constater
qu'aucun raid de ses ennemis Dunaël ne touche jamais son si hautain
voisin, pourtant plus exposé...
Voici Baramir en pleine négociation avec des notables du
village, devant son manoir fraîchement rénové.


Les pistes
d'Aventure...
Baramir est susceptible de louer les services
d'aventuriers pour aller "casser du Troll" et ramener de l'or.
En hiver, il organise des expéditions préventives au-delà du Gwathlo.
Au plus fort de l'hiver, Baramir reçoit un message d'Eodar
: les Vulseggi sont assiégés dans Fennas Drunin par une troupe trois fois
supérieure en nombre.
Un Dunaël s'est infiltré parmi les saisonniers qui
travaillent au manoir. Il a pu convaincre quelques-uns des hommes d'armes
que la tribu des Harakys, qui a ses bases en Eregion, a établi son
village principal sur un ancien site des elfes, où l'on trouve de
nombreuses pièces d'or...
Baramir et
Vaïrwhen n'ont guère de nouvelles de leur mère Vorwhen. La
dernière lettre reçue, envoyée de Thalion, demandait de façon
pressante à Baramir de se rendre à Caras Celairnen pour tirer son plus
jeune cousin d'un mauvais pas...
Baramir découvre que son
voisin Belegar paie tribu à son ennemi mortel
Marl Karan. Est-ce pour éviter lâchement les raids ou les diriger
systématiquement contre le fief de Baramir? L'enquête (ou la vengeance)
est ouverte...
Une famille de paysans
éplorés se présente au manoir : leurs enfants ont été enlevés. Des
traces de trolls sont retrouvées non loin. En fait il s'agit d'une mise
en scène des maraudeurs Dunéens destinée à décourager la population
des alentours et les pousser à quitter les lieux.
Le fief qui s'agrandit devient difficile à gérer.
Baramir engage un intendant. celui-ci est de mèche avec son ennemi juré,
et des sommes d'argent sont détournées. Baramir enquête.
Vaïrwhen est un beau
parti pour un aventurier sans ressources. Un certain Tarmor Foroden, un
Arthadan d'extraction douteuse mais guerrier déterminé, s'efforce de
prêter main-forte à Baramir contre son gré. Ce bras de fer d'honneur
risque de mal se terminer. Au fait, qu'en pense Vaïrwhen ?
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